Coupable hier, coupable aujourd’hui?   

                                avec Maître Collard

 

Plus de trente ans après les faits, le doute plane encore sur l'affaire Ranucci.   

Dans la matinée du 3 juin 1974, à Marseille, la petite Marie-Dolores, 8 ans, est enlevée alors qu'elle joue près de chez elle. Le même jour vers midi, sur la route de Toulon, un accident est provoqué par une Peugeot grise qui prend la fuite. Le même véhicule est aperçu par les époux Aubert un peu plus loin sur la route. Son conducteur s'enfonce dans les bois, les Aubert notent l'immatriculation.


Quand la presse annonce l'enlèvement de la petite Marie-Dolores, les Aubert appellent la gendarmerie. C'est bien dans la zone en question que les gendarmes découvrent le corps de l'enfant assassinée. Le numéro de plaque noté par les témoins conduit les enquêteurs à Christian Ranucci, un Niçois de vingt ans. S'il reconnaît le délit de fuite dans l'accident de voiture, il nie être l'assassin de l'enfant. Des témoins incapables de reconnaître l'accusé, d'autres qui changent leur version des faits ou encore les lacunes de l'instruction auraient pu faire douter le jury. Il n'en est rien : Christian Ranucci est condamné à mort. La demande de grâce présidentielle est rejetée par Valery Giscard d'Estaing et le jeune homme est exécuté le 28 juillet 1976.



L’Affaire Ranucci

«la manipulation à la peine de mort»

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