Coupable hier, coupable aujourd’hui?   

                                avec Maître Collard

 

A Bron, tout près de Lyon, les Bressard tiennent une boucherie dans un quartier populaire. Le 7 juillet 1961, dans la cave de l'immeuble, une voisine découvre le corps de la petite Dominique Bressard, 7 ans.


Les enquêteurs n'ont aucune piste dans cette affaire particulièrement sanglante.


Au mois de septembre, Jean-Marie Deveaux, l'apprenti boucher des Bessard, simule une agression dans la cave. L'enquête l'avait écarté car, selon tous les témoignages, il n'avait à aucun moment pu se trouver seul avec l'enfant. Le jeune homme, assez simple d'esprit, que personne ne soupçonnait jusque-là se retrouve donc en tête de la liste des suspects. Aux mains des policiers, il passe très vite aux aveux.


Le colonel Simon-Pierre Baradel, de la gendarmerie nationale, et le magistrat Georges Fenech évoquent la qualité des aveux et du risque d'obtenir des faux aveux. Claude Magerand, psychiatre, Claude Ozier, neuropsychiatre, et Geneviève Cedile, psychologue, parlent quant à eux de l'éventuel retard mental du suspect et la façon dont il serait aujourd'hui évalué. Deux magistrats, expliquent l'importance du président lors d'un procès d'assises.

L’Affaire Jean-Marie Deveaux

« meurtrier ou mythomane»

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